Série 04 – Arrête ton cinéma

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Arrête ton cinéma

Les cinéastes réécrivent le monde avec des images en mouvement.

Je vais photographier le cinéma plutôt que la réalité.

Capturer des images : fixer leur mouvement. Pour le préserver, pas pour l’interrompre.

« Arrête ton cinéma ! », dit-on. Mais on n’arrête pas le cinéma…

Une vieille cassette VHS de la Femme des Sables.

Je vais photographier l’écran, et là, happer ce qui survit du film de Teshigahara.

Exhiber la basse définition, le support magnétique. Révéler les joues zébrées, les mains striées,

Belles comme la pluie blanche qui dit l’usure des films anciens.

L’image-mouvement est image-perception ou image-action ou image-affection, disait Deleuze.

Je vais photographier la troisième, là où se dit la puissance d’un visage.

Insister sur le gros plan d’une émotion, d’une expression, d’une convulsion.

Dévoiler la jouissance dans le noir tout noir et le blanc tout blanc.